Pneus, lavabo et toilette : trop de « surprises » remplissent les fossés de Dudswell
À Dudswell, la voirie est partie à la chasse aux déchets le long des chemins, cette semaine. Et malheureusement, elle a été fructueuse. Plus d’une cinquantaine de pneus ont déjà été ramassés par les employés. Pourtant, ce ne sont pas les options qui manquent pour les récupérer, rappelle la Municipalité. C’est inévitable : chaque année, la fonte de la neige révèle les La Municipalité de Dudswell compte près de 90 kilomètres de chemins. Les équipes municipales en ont seulement sillonnées le quart et déjà, la récolte s’élève à près de 50 pneus. Des pneus sont laissés à l'abandon, à Dudswell. Photo : Radio-Canada / Charlotte Dubois Les pneus sont loin d'être les seuls déchets abandonnés dans la nature. À certaines places, il faut même y aller avec la pelle mécanique parce qu’il y en a trop. C’est pas ramassable. Parfois, ce sont des canots ou des pédalos qui sont laissés sur le bord du chemin. D'autres fois, ce sont des produits nuisibles pour l'environnement. La mairesse de Dudswell, Mariane Paré, et le chef d’équipe de la voirie, Martin Leroux. Photo : Radio-Canada / Charlotte Dubois C’est la multiplication de ces trouvailles qui a poussé la Municipalité à rappeler aux citoyens les différentes options qui s’offrent à eux. Un écocentre mobile est d’ailleurs disponible à différents moments dans l’année. Et les citoyens, surtout l’été et durant la période des déménagements, ont tendance à utiliser les conteneurs des chemins privés comme des dépotoirs. surprises
laissés par les citoyens, le long des chemins de campagne. C’est une situation récurrente
, déplore la mairesse, Mariane Paré. On souhaite sensibiliser les gens à faire attention et à les envoyer aux bons endroits, ces pneus-là. De toute façon, ils ont payé pour qu’ils soient ramassés. Il reste juste à les apporter soit à un garage, soit ici au garage municipal, soit dans des écocentres. Ça ne coûte rien et, en plus, c’est récupéré pour faire d’autres produits tandis que dans la nature, ils nuisent à l’environnement
, souligne-t-elle. 
Un problème qui va au-delà des pneus
À d’autres places, on a même vu des toilettes pitchées sur le bord du chemin avec des lavabos. Ça, souvent, faut y aller avec le loader et ce n’est pas évident
, se désole le chef d’équipe de la voirie, Martin Leroux. Cette semaine, quelqu’un avait fait son changement d’huile. Il avait tout jeté sur le bord du chemin. Pendant ce temps-là, ce sont des risques d’accident, quand on ramasse ça. S’il pouvait au moins prendre le temps d’appeler et de prendre conscience que c’est tout le monde qui paye pour ça
, poursuit Martin Leroux. 
On prend les pneus, les matériaux de construction et tout ce qui a du gaz, les réfrigérateurs. Et tout au long de l’année, on prend le vieux fer, les pneus. S’ils n’ont pas de place, on peut prendre les matériaux de construction, la peinture, les vieilles huiles, sur rendez-vous
, énumère Martin Leroux. Les divans, ça ne va pas là. Les toilettes, ça ne va pas là
, fait remarquer la mairesse. Néanmoins, autant Mariane Paré que Martin Leroux restent optimistes. Peut-être qu’à force de répéter le même message, les citoyens finiront par l’appliquer.
Advertising by Adpathway









